Patrice Faubert

Les séides du biocide

Que j'écrivaillonne
Que je postillonne
Que je positionne
Que je conditionne
Que je déconne
Que j'ambitionne
Que je bouillonne
Que l'on me bâillonne
Que je fanfaronne
Que je klaxonne
( là, impossible, j'ai pas le permis )
Que je monotone
Que j'entonne
Que je moutonne
Que je raisonne
Que je claironne
Que je bougonne
Que je mâchonne
Que je marmonne
Que je cachetonne
Que je sermonne
Que je révolutionne
Et tout ce qui détonne
Bref
Tout le monde
Ou personne
Personne
Ou tout le monde
D'un jour l'autre
D'une méthode l'autre
Et selon nos tranches de vie
Et selon nos propres conflits
De ce dont, vraiment, l'on ne peut faire fi !
Plus l'on vieillit
Plus les cadavres s'amoncellent
L'on ne peut y rester en selle
Autour de soi, la mort en défi
Orphelin ou orpheline, dans son village, grand ou petit
Orphelin ou orpheline dans sa ville
Les souvenirs du passé y défilent
Des orphelins
Des orphelines
Quand tout s'y débine
Quand tout, y fait abîme
Et l'énergie de la masse
De la masse de l'énergie
Sans la liesse de la vitesse
Sans la vitesse de la liesse
Toute joie y devenant détresse
Lui ?
Il avait des parents, la famille, des amitiés
Elle ?
Elle avait des parents, la famille, des amitiés
Compagnes ou compagnons
Des épouses ou des époux
Puis
Au fil des années
Au fil des décennies
La solitude toujours en médaillée d'or
Jamais, vraiment, elle ne dort
Tôt ou tard, voilà, notre inévitable sort !
Comme une centrale de données
Où tout serait déjà joué
Du déterminisme familial
Du déterminisme social
Du déterminisme économique
Comme devenant une seule entité
Toute la politique du séparé
Toute pensée séparée
Ainsi, de sa propre vraie ou fausse réalité
Et là, chaque expérience en devineresse
Où tout fait les yeux
De l'aurige de Delphes, moins, mieux
Mais c'est quoi, mieux ?
Mais c'est quoi, moins ?
Où tout fait le sourire
De La Joconde, avec un marché, empire
Milieu des hétaïres ou des souteneurs
Comme une Centrale nucléaire
Du nanomètre d'un cul qu'on flaire
Sous l'égide d'un cacou délétère
Monde devenu de plus en plus acide
Gens, matériaux, au tout biocide
Et de toute une cohorte avec les séides
De plus en plus de célibataires
Sa gueule avant tout, d'un monde toujours guerre
Et maintenant en Allemagne
Petit à petit, inaperçu, le fascisme se magne
Entre 18 et 45 ans, pas plus de trois mois
Fascisation des nouvelles lois
Donc, l'on ne pourra plus sortir de ce pays
Pas à pas, tous les pays
Les diverses satrapies y fond des nids !5 HTTP///
 
Patrice Faubert ( 2026 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )

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Published on e-Stories.org on 05/24/2026.

 
 

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