Patrice Faubert

Disneylandisation du boxon

Disneylandisation 
Du persiflage comminatoire
La plupart du temps
Certes, nous nous défoulons
De nos haines, nous nous vidons
Car, de mots, nous nous chions dessus
Mais
Le mal que tu dis 
Le mal que nous disons
De nos proches, des autres
Ils et elles le diront
Du toi et du nous
Eux, elles, ils, moi, toi
Et c'est ainsi
Que tout reste sans voix
C'est comme l'acétamipride 
Qui est pourtant mortifère chimique
Et nos cerveaux sont intoxiqués
Par toutes les propagandes religieuses
Par toutes les propagandes idéologiques
Comme une conjugopathie
Des desiderata de toutes les tyrannies
Les gens ne finissant par ne plus exister
Que dans la maladie
Que dans le souci
Dans le cela ou dans le ceci
Cela devient une raison d'être
Devant laquelle s'efface même le paraître !
Fermez-vos gueules
Je n'y suis plus pour personne
Toutes les maladies nous rendent atones
Mentales, physiques, tout nous y détruit
La société est une maladie mentale
Et à des degrés divers, toutes et tous, en sommes, le râle !
Quoi ? Comment ?
J'écris comme un cochon
Cela vaut, certes, moins, que des nichons
Encore de la flatterie
Car c'est très propre un cochon
Cela sait aussi compter, un cochon
Parfois, l'on est le con de son con
Pardonnez-moi mesdames
Pardonnez-moi mesdemoiselles
Vos vulves sont toutes magiques
Rien de con, tout y est magnifique
L'inhibition de l'action
Sait faire fabriquer de l'écriture
Sait faire fabriquer les maladies
Mais
Tout produit de l'inhibition de l'action
Toute autorité enfantant une soumission
Directement, indirectement, c'est selon
D'une structure hiérarchique étatique
De dominance, fragmentée dans son séparé
Le capitalisme sachant toujours se régénérer
Et nous en sommes l'engrammé
Et nous en sommes le formaté
Par la mauvaise bouffe
Par la fausse culture
Par la fausse révolte
Du faux ceci, du faux cela
De nos fausses joies sans plaisir
De générations nouvelles et sans avenir
Pour que tout semble ne jamais finir
Nous sommes dans la prison des faux désirs !
Ou alors foin de cette disneylandisation
Vivre dans son monde imaginaire en construction
Il sera peut-être évident
Ou alors rien ne sera plus
Que tout nom
Que tout prénom
Que toute nationalité
Que toute autorité
Que tout genré
Sont des concepts de pure inventivité
Selon les mentalités d'une époque donnée
Il y a par exemple
200.000 ans
Il n'y avait aucun nom
Il n'y avait aucun prénom
Il n'y avait aucune nationalité
Et en ce qui concerne l'autorité
C'était celle du fait, que l'on ne peut nier
L'inhumanité c'était donc pas très hier
Mais maintenant et seule la veulerie en est fière
Je fais le rêve indicible
Où le cul des femmes
Ne soit plus leur capital
L'argent faussant tous les rapports
Faux, vénaux, hypocrites, comme morts
Même le naturisme y a connu son sort
De ce cerveau corps environnement
Quand le faux naturisme s'habille chez Dior
Le capital est tout boxon, le tort des torts !
 
Patrice Faubert ( 2025 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )

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Published on e-Stories.org on 08/26/2025.

 
 

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